Jeudi 2 juillet 2009 4 02 /07 /2009 15:14

 



Arrivés sur le tarmac brûlant de Delhi, une  chaleur étouffante s'installe dans notre gorge et poumons. Il me faut quelques minutes pour reprendre mes esprits et  découvrir que mes tongues ont fondu !!! 

Nous le savions ( « J’te l’avais dis ») ne pas venir entre avril et mai, c’est la saison la plus chaude, 45°C en moyenne à l'ombre ... L’avantage : aucun touriste à moins de 300km, on « check » les hôtels et on négocie les prix. 

 

Nous nous y étions tout de même un peu préparé ; certaines conditions telles que climatisation et piscine avaient été adoptées collégialement avant de partir. Notre programme était rythmé par les visites et balades tôt le matin ainsi qu’en fin d’après midi ; Le reste du temps c’est à l’ombre de la piscine, que  lecture et siestes étaient recommandées…  Certes c’est pas Pékin Express mais nos 10 jours d’échappée belle au Rajasthan resteront une grande aventure.
 

Petite promenade de 900 km ,  25 heures de voiture et 5 états plus tard …. 



 




Avant de débuter notre parcours, nous avons été chercher Anne en fin de soirée à l’aéroport de Delhi.
 BFM diffusait à longueur de journée le risque de pandémie quasiment inévitable de grippe porcine. Sous une chaleur encore tenace, j’ai été obligé de porter un masque. Cette torture a bien duré une demi-heure avant que l’on juge moins risqué d’être atteint de la  grippe « A » que de mourir asphyxié !
 




C’est évidemment par le majestueux Taj Mahal à Agra que nous avons commencé note périple.  Nous serons dès le premier jour bercés par des histoires de Maharajas et contes de mille et une nuit ; Celle du Taj Mahal défie le temps et symbolise le caractère intemporel de l’amour !!!

 

Le prince Khurram, qui deviendra Shah Jahan le cinquième empereur Moghol, est un beau jeune homme de seize ans lorsqu'il croise le regard de la belle Princesse Arjumand Banu Begam, âgée de quinze ans.  Ils tombent amoureux et se marient 5 ans plus tard.  La jeune mariée deviendra vite « Mumtaz Mahal », la préférée du palais.     

Au cours des dix neuf années de vie commune, Mumtaz Mahal eut quatorze enfants dont sept seulement survécurent et c’est lors de son dernier accouchement que Mumtaz Mahal décéda. L’empereur se retira une semaine entière dans ses appartements, et quand il en sortit, il ordonna la construction d’un grandiose mausolée en mémoire de Mumtaz Mahal et ainsi proclamer leur amour éternel.

Le TaJ Mahal est fait de marbre blanc, il abrite la tombe de Mumtaz Mahal. C'est un véritable joyau, l’harmonie des formes, l’élégance des lignes, la richesse des décors, toute la construction symbolise la beauté de Mumtaz Mahal.

 


 

Je ne vais pas vous raconter toutes les histoires  qui hantent les nombreux  palais que nous avons visité, ni même rentrer dans les détails des kilomètres parcourus et accidents évités, … je préfère vous livrer quelques uns des 1500 photos qui expriment mieux que moi les moments forts de notre aventure.




 

Rencontre avec une famille pas comme les autres ! 

 

            




C'est laquelle ta femme ?? Ok pas de problème je prends l'autre ! ..



    

   

   

De Jaipur à Udaipur en passant par la ville bleue de Jodphur ... des paysages à couper le souffle.

     

     

    


Des tranches de vie touchantes, cocasses et colorées ! 

      


          

      


Sans oublier un échantillon de la faune du pays.

   

 

   

 


Merci à Tilak et sa Toyota rutilante qui ont su éviter les nombreux dangers de la route...
 

 

 

Et merci à Anne d'avoir été si zen !!



Nous avons traversé des grandes villes et des petits villages, des espaces arides et desséchés, des foules oppressantes, la vie bouillonnante des bazars, le silence inspiré des temples, des palais grandioses et prestigieux, des forts indestructibles , des vies  colorées et des sourires généreux… C’est un concentré d’émotions qui ne laisse personne indifférent et qui nous rappelle où est l’essentiel : ici à Paris !!


Prochain départ à Bangalore prévu en septembre 2009.

 

Par Ninon - Publié dans : mai 2009 - Communauté : Carnets-de-voyages
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Lundi 20 avril 2009 1 20 /04 /2009 16:14

 

Après quelques jours passés à Bangalore avec Annette, la maman d’Antony, nous débarquons à Goa. L’air est moite et la chaleur est difficilement supportable. C’est le plus petit territoire de L’inde, ancienne conquête portugaise au nom évocateur des plages mythiques (ou mystiques) accueillant les hippies dans les années 70. 

 

 

 

Avril est l’un des mois de l’année le plus chaud; il y a peu de touristes et les plages sont quasiment désertes. Assommés par le soleil nous restons la plupart du temps cachés sous un parasol. Nous sommes les proies idéales des vendeurs de paréos, colliers, bracelets, bibelots en tout genre ; mais ici pas de beignets, chichi chouchou !!  

 

 

 

Si à Goa,  certaines femmes indiennes portent des tenues plus décontractées, jupes et robes sous les genoux et petits tops à bretelle, elles se baignent par contre entièrement habillées. La mer est une eau bouillonnante, un jacuzzi géant ! L’eau est sombre et agitée ce qui a un double avantage, éviter de voir ce qui s’y cache et empêcher la stagnation de ce qui s’y cache…. C’est rageant de voir de si beaux paysages envahis de détritus de toutes sortes. Il semble que nous n’ayons pas la même notion de propreté environnementale; nous ne trouverons aucune poubelle sur la plage et nous serons régulièrement  témoins de « concours de lancés de déchets ».  Dommage pour le tourisme et la pêche !!

               

 

Pendant ces 5 jours, nous apercevrons des centaines d’églises d’une blancheur éblouissante, témoignage de la foi chrétienne, irons au marché dont la plupart des stands sont tenus par des occidentaux restés sur place depuis 30 ans … On nous proposera toutes sortes d’expéditions pour voir des éléphants, des dauphins, des chameaux ….  Mais Goa ne semble pas le lieu idéal pour découvrir les richesses prodigieuses de l’Inde. La vraie découverte sera pour moi,  my surprising mother in law !!

             

 

 

Par Ninon - Publié dans : avril 2009 - Communauté : Carnets-de-voyages
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Mardi 7 avril 2009 2 07 /04 /2009 16:01
« Tu dois t’habiller en blanc et il est préférable de mettre une tenue dont tu ne tiens pas particulièrement ». Voilà les seules informations dont je disposais sur ce fameux Holi. L’événement était prévu pour le 11 mars, jour de la pleine lune … Le printemps arrivait et cela s’annonçait explosif !

Accompagnées de deux amis, nous franchissons inquiètes, les grandes portes nous séparant du monde trop blanc de blanc pour rentrer dans celui des couleurs. Le vert pour l'harmonie, l'orange pour l'optimisme, le bleu pour la vitalité et le rouge pour la joie et l'amour. C’est une apothéose de couleurs ! De la poudre colorée éclate par paquet sur le visage, les cheveux, les vêtements, le sac, l’appareil photo. Je longe de grands brumisateurs arrosant une piste de danse où de nombreuses personnes barbouillées gesticulent en tous sens; Le passage est pleins d’obstacles, on se heurte, on s’excuse, c’est la coutume avant de se recouvrir le visage d’une poudre rose humide. Je comprends mais un peu tard qu’il est préférable de fermer les yeux et la bouche. Je ne distingue plus rien. Où sont Muriel et Helena ? Je les ai perdues dans le chemin séparant ces deux mondes.

Cette épreuve terminée, j’arrive dans un grand jardin où les enfants plongent leurs mains dans de grands récipients remplis de pigments, une foule arc en ciel plaisante, danse, chante, mange et fume ( distribution de cigarettes à volonté !!).
 
                

            

Au soleil, la poudre humidifiée sèche en quelques secondes. Je suis soulagée de retrouver mes deux amies qui ne sont pas sorties indemnes de  ces assauts colorés.  Nous sommes maculées de couleur et à priori j’ai la palme … Après avoir vu ma bobine sur l’appareil photo, je comprends pourquoi mon visage me tire terriblement; J’ai eu droit au bizutage suprême !!! La poudre rose mélangée à de l’eau produit une surprenante alchimie qui mettra deux jours à s’éstomper totalement des pores de ma peau…  Je suis vaincue, Holi a gagné. Vive Holi !!




Il existe de nombreuses origines mythiques de ce festival dans les différentes régions du pays. Voici deux histoires qui se racontent à propos de Holi :

Une démone, cruelle, du nom de Olika,  avait le pouvoir de résister au feu. Un jour, répondant à la demande de son frère, elle décida de tuer Pralhad, un petit garçon de cinq ans adepte du dieu Vishnu. Elle se jeta dans un feu avec l’enfant pour être sûre qu’il brûle. Mais c’est elle qui brûla, et Pralhad sortit du feu indemne. Ainsi, la fête de Holi tire son nom de Holika dont la mort symbolise la destruction du mal et la victoire du bien.

Cette fête est également associée à l'amour immortel de Krishna et de Râdhâ. Le jeune Krishna se plaignait à sa mère du teint si clair de Râdhâ, alors que lui avait la peau si foncée. Elle lui conseilla alors d'appliquer de la couleur sur le visage de Râdhâ pour voir comment deviendrait son teint.

Au delà de toutes explications ou de symboles religieux, ce festival exubérant est l'abandon des inhibitions et des mœurs sociales qui régissent la société indienne. Cette fête est paraît-il davantage célébrée dans le nord de l’Inde ; Au sud, elle est très appréciée par les expatriés …


Par Ninon - Publié dans : mars 2009 - Communauté : Carnets-de-voyages
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Jeudi 12 mars 2009 4 12 /03 /2009 09:02


Après un retour d’une semaine à Paris entourés de nos familles et amis, nous retrouvons Bangalore. Ce coté ci de la planète est chaque jour plus proche du soleil et à défaut d’idolâtrer quelques divinités, nous vénérons  climatiseurs et  ventilateurs !!

Je suis heureuse de retrouver Shanthi. Son invitation à dîner chez elle, montre que ce plaisir est réciproque. Ainsi cette rubrique lui sera consacrée, alimentée par nos longues discussions en tête-à-tête et colorée par des photos de sa famille, de ses amis et voisins venus en nombre, curieux de connaître   « uncle et aunty ».



Shanthi est notre « made » selon l’expression locale … Elle vient régulièrement entretenir notre appartement et nous cuisiner des petits plats pseudo indiens adaptés à nos papilles. De temps en temps elle me révèle quelques-uns de ses secrets culinaires. Aussi la recette du poulet biryani n’a plus de mystère pour moi… Non ce n’est pas une faute de frappe ! Vous lisez bien, je m’initie à la cuisine …

 

Dès ma première rencontre avec Shanthi, j’ai pressenti que nous allions nous entendre. Elle portait un magnifique sari ocre soulignant sa peau mate, une longue chevelure brune bordant son petit visage rond et ses yeux profonds. Elle m’a dévisagé un long moment avant de me dire que j'étais très jolie avec ma peau blanche, mes cheveux courts et mon petit nez ... Moi un petit nez ?? elle est vraiment adorable !!



A 31 ans, Shanthi a quatre enfants et un mari depuis l’âge de 17 ans. Elle me confie troublée que les cinq premières années ont été très difficiles ; Aujourd’hui  résignée, elle a appris à le connaître ainsi que sa belle famille chez qui elle vit depuis toutes ces années. Elle ne s’étendra pas sur la question mais son regard est sans équivoque...  Elle préfère me parler de ses enfants ; ses traits se radoucissent, son visage s’éclaire ; Ils sont sa fierté, sa joie de vivre !!!


Shanthi nous guide dans les rues sombres mais colorées de Bangalore. Sa famille vit dans deux pièces exiguës: une petite cuisine et une pièce principale. Des dizaines d’enfants rieurs nous accueillent et nous écoutent parler, étonnés par les sonorités de notre langue.


Nous leurs avons apporté quelques cadeaux, des sacs à dos, trousses et stylos pour préparer la rentrée des classes. A la demande générale, Antony s’improvise professeur de français et tous les enfants répètent infatigables ces drôles de nouveaux mots tout en faisant des démonstrations de danse Indienne.


                               

                                 
L‘exigüité des lieux ne permet pas d’installer une longue tablée de convives. Un peu gênés de manger seuls, entourés de tous, nous avalons rapidement le copieux repas préparé par Shanthi. La paillasse qui était notre table quelques minutes auparavant devient terrain de jeux et se transformera dès notre départ en lit familial.




 
Étant toutes deux curieuses de nos modes de vie respectifs, nous avons rapidement lié connaissance et eût de longues discussions, mélange d’anglais, de gestes et de sourires.

Constatant que je ne porte pas d’alliance, elle me demande si je suis mariée avec Antony. Je me lance donc dans l’explication du « Pacs » et de ses origines. Je lui explique que c’est une alternative au mariage permettant d’organiser légalement une vie commune entre deux partenaires quelques soient leurs sexes.
 
Il faut m’imaginer parler un anglais plus que sommaire à Shanthi qui vit dans un pays au demeurant « démocratique » où l’homosexualité est considérée comme un crime.  Le code pénal indien condamne tout « acte contre nature » à 10 ans de prison. Cette loi faisant d’ailleurs l’amalgame entre homosexualité, pédophilie et zoophilie ! Ceci est alourdi par le poids des traditions et des religions qui contribuent évidemment à faire de l’homosexualité un véritable tabou.

Terminons tout de même par une note optimiste, puisque je viens d’apprendre que depuis peu de temps, des manifestations de type « gay pride » apparaissent progressivement dans les grandes villes indiennes concourant ainsi à une lente évolution des mentalités.

Lors de nos conversations, nous avons également abordé le sujet de la religion. L’Inde part son évolution historique a intégrée, presque toutes les grandes religions du monde L’hindouisme  est pratiquée par 4/5 de la population Indienne ; Les musulmans constituent la minorité religieuse indienne la plus importante ; puis vient le Sikhisme, le Christianisme, le Boudhisme, … L’influence de ces religions est très présente au quotidien et comme l’actualité nous le rappelle régulièrement, cette mixité génère souvent des tensions entre les différentes communautés.

Shanthi est Chrétienne, mais elle porte cependant les bijoux traditionnels de la religion hindoue. Elle m’explique donc qu’il y a trois formes de chrétienté en Inde, l’une d’elle allie les deux religions, chrétienne et hindouiste. Ses parents étant hindoue et son mari chrétien, elle a dû adopter les croyances de sa famille d’accueil.

Lorsque Shanthi me demande quelle est ma religion, je cherche mes mots pour ne pas l’offenser ni l’offusquer.  Je lui réponds que j’ai des convictions mais pas de religion … Cette dernière m’assure ainsi qu’elle va prier pour moi !!! Thank you Shanthi.







Par Ninon - Publié dans : mars 2009 - Communauté : Carnets-de-voyages
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Dimanche 22 février 2009 7 22 /02 /2009 17:14


Invités à une cérémonie de mariage, nous sommes impatients de vivre ce moment unique, curieux des coutumes et rituels que nous allons découvrir.

Shanthi, dont vous ferez très bientôt connaissance, m’aide à me vêtir de mon sari, acheté 3 jours plus tôt pour l’occasion. Je porte également de beaux bijoux autant typiques que « fashion » : bungles pailletés, bindi en sticker, et bagues de pied exclusivement réservées aux femmes mariées … et le Pacs , non ?  De toute façon je les retirerai rapidement suite à un incident quelque peu embarrassant…
 


La cérémonie de mariage se déroule en plusieurs étapes et peut durer de un à trois jours. Conviés au deuxième jour de cette célébration, nous débutons cette journée par une petite collation à base de riz servie sur une feuille de bananier. On nous invite ensuite à suivre les convives au son de la musique traditionnelle ; nous nous laissons guider, envoûtés par cette atmosphère festive et colorée.
 

      


Immédiatement présentés à la famille des mariés, nous visitons les lieux, chacun s'ingéniant à nous expliquer les différents rituels ; Les enfants nous entourent de leurs sourires, la musique nous berce, l’encens et les fleurs diffusent leurs parfums suaves et envoûtants. C’est une effusion d’amour, apaisante et bienveillante.

        


Le marié domine l’assemblée sur une estrade face à tous ses invités. Plusieurs officiants sont à ses cotés, la cérémonie peut débuter. Le marié porte un vetti blanc avec un chandail blanc et un chapeau de mariage. Il séduit ses convives par son assurance et ses gestes maîtrisés. 


 

                      


Nous découvrons la mariée dans une salle adjacente réservée aux femmes de la famille. Une quinzaine de parentes sont assises en tailleur derrière la jeune femme; Elles récitent et chantent inlassablement des mantras et louanges de bénédictions. Elles acceptent ma présence. Je suis captivée par cette scène, je tente de me faire la plus discrète possible, je m’assieds humblement, derrière sans faire de bruit.  Avec un sourire reconnaissant et  de grands gestes, elles m'invitent à m’approcher plus près de  la mariée. Je suis une inconnue mais pourtant elles semblent m'avoir déjà adoptée.



A mon retour dans la salle, malgré la chaleur étouffante de la pièce, mon sang se glace. Mon sari se fait la malle !!! Mes bagues de pieds s’y accrochent à chaque pas.  Il glisse, je n’ose plus bouger car je suis incapable de le remettre seule. Je m’imagine déjà au milieu de cette assemblée, mon sari à mes pieds, le déshonneur absolu ! L’horreur doit se lire dans mes yeux car en une seconde, la sœur du marié me prend la main et m’entraîne calmement dans une petite salle à l’abri des regards pour réajuster l’objet du délit…

 


  

La cérémonie continue, les époux s’offrent des colliers de fleurs, nous lançons du riz, le prêtre casse plusieurs noix de coco, lave les pieds du marié, invoque les dieux, entoure d’un fil les mariés et la famille, conjure le mauvais oeil … Les rituels sont nombreux, ils symbolisent et scellent cette union pour l’éternité.


                            


L’émotion est absolue et le temps s’est arrêté ; je suis charmée par la gentillesse et la beauté de ces gens, comme purifiée par cette douceur ; cette bonté naturelle me trouble aussi … Sommes nous capable de la même générosité dans de pareilles circonstances ?

En repartant, je reste de longues heures comme hypnotisée par ces scènes majestueuses mais je garde également en tête une réalité tout autant poignante, celle des "mariages arrangés », héritage de la religion hindoue ;  Les parents utilisent leur réseau d'amis, de famille, ou bien un entremetteur pour trouver les conjoint(e)s de même caste. La famille de la future épouse offre une dot aux parents du futur mari, puis la jeune mariée  part vivre avec sa nouvelle famille.  En cas de décès du mari, me dira t'on, la femme doit porter pour le restant de sa vie un sari blanc. Un deuxième mariage est, dans certaines familles, très mal perçu encore aujourd'hui.

   

Par Ninon - Publié dans : Février 2009 - Communauté : Carnets-de-voyages
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